La Note préparatoire ci-jointe présente le résultat du travail collectif de Capacitation Citoyenne depuis le début de l’année sur «les cris de l’eau», expertise citoyenne que nous voulons adresser à une multiplicité de décideurs.
Les participants de Capacitation Citoyenne souhaitent voir cette étape validée, contestée, complétée par votre propre expertise pour finaliser ensuite ces revendications constructives de citoyens et les discuter en débat public le 19 septembre.
Merci donc de votre réponse à ces deux pages de propositions !
Nous nous sommes croisés, froissés et rencontrés le 23 juin à Recyclart. L’enjeu de cette journée était de « Ne pas s’excuser et de construire nos places » dans la perspective de la Karavane Capacitation Citoyenne à Bruxelles.
Venez nombreux, avec vos instruments de
musique, vos canoës-kayaks, vos cannes à
pêche, vos chansons, votre bonne humeur…
Capacitation Citoyenne arrive en ville !
Des collectifs se sont réunis le 4 juin à Dunkerque, en présence d’élus et de professionnels, pour préparer l’étape dunkerquoise de la “Karavane de Capacitation Citoyenne”, qui se déroulera autour des enjeux liés à l’eau les 19 et 20 septembre 2009
Les groupes Capacitation Citoyenne ont décidé d’accueillir cet événement sur leur territoire. Il s’agira de trouver un endroit accessible et assez grand pour recevoir l’ensemble des acteurs du réseau, du quartier, de la ville, de l’Ile-de-France… L’idée est de faire en sorte que les porteurs de projets se mélangent, se connaissent ; de montrer que des choses existent ; de rendre visibles ce dont on est capables partout pour qu’on puisse être pris en compte. Ainsi, le thème fédérateur pourrait être la question du vivre ensemble, vivre dans l’interculturel.
Et si on partait à pied du quartier pour traverser toute la ville et organiser un campement événement devant le siège de la CGT, en coopération avec eux, rencontre du monde des syndicats avec la KARAVANE au cœur de la ville ?
La KARAVANE, c’est un petit cirque
qui va chercher son public !
Dans l’agglomération grenobloise, l’idée dégagée de nos discussions est de profiter du temps de préparation de la Karavane pour construire des diagnostics populaires sur des thématiques telles que l’emploi des jeunes, les précaires, les espaces de convivialité et les espaces publics de débats. Lors du passage de la Karavane dans l’agglomération grenobloise, nous proposons de les rendre visibles pour qu’ils soient pris en compte par d’autres, par les médias, par les élus. Pour cela, nous proposons de créer l’évènement en invitant les gens à assister au tournage d’un film où chaque diagnostic est mis en scène. Après le tournage de chaque séquence, le débat s’engage entre le public et les porteurs du diagnostic.
Les habitants rassemblés dans la Karavane affirment leur rôle et leur compétence :
- dans le débat démocratique
- dans la gestion de la ville
Ils demandent une reconnaissance réelle. Ils sont souvent des partenaires oubliés :
1. Il faut établir la confiance, mettre fin au climat de suspicion réciproque. Ceci est une nécessité absolue, une priorité
2. Reconnaître et accepter les différences de rôle, de culture, d’âge est une nécessité absolue indispensable pour que chacun « prenne place » dans la ville
3. Les habitants restent persuadés de devoir s’organiser, d’afficher des identités collectives indépendantes des partenaires politiques et techniques.
4. Sans minimiser les demandes faites par la puissance publique, les habitants exigent que leurs propres initiatives rentrent en débat et reçoivent l’accueil et l’appui des autres partenaires
5. Ils revendiquent notamment l’appui direct des compétences des techniciens : information et assistance technique
6. Leur droit à l’initiative ne peut pas cependant que servir à pallier la puissance publique. Trop souvent nous aidons la puissance publique à finir la ville, le département, le pays, à faire à la place ce que la puissance publique n’a pas fait, n’a pas su faire ou n’a pas voulu faire.
Il est URGENT que ce processus s’engage sans tarder si on ne veut pas s’exposer à des démissions ou révoltes incontrôlées pouvant nous conduire à toute sorte d’aventure.
L’expérience que des habitants organisés en association font, c’est la découverte que son problème individuel est vécu par d’autre. Ils découvrent qu’ils font peuple.
Capacitation Citoyenne contribue à la même chose en élargissant le regard au delà du quartier, de la ville ou du pays.
Je n’ai jamais été écouté
Je n’ai pas été entendu
Je n’ai pas été soutenu
Je n’ai jamais été riche
Je n’ai pas de travail
Je n’ai pas de logement
Je n’ai pas de diplôme
Je n’ai jamais été valorisé
Je n’ai pas de pouvoir
Je n’ai ni le pouvoir, ni l’avoir, ni le savoir, mais je suis un homme. J’ai un cœur, une intelligence, une dignité. Je suis capable d’amitié, de solidarité, de réflexion.
J’ai soif de justice, je n’ai pas forcément envie de réussir dans la vie, mais j’aimerais tant pour moi et mes proches que nous réussissons nos vies. J’ai l’impression que les puissants ont besoin que je vive tout ces « pas » pour qu’eux gardent et accroissent leur puissance.
Capacitation, un lieu de partage à l’échelle de l’Europe. Ensemble, on élargit son regard. On se partage nos souffrances, nos espoirs ; un lieu de cohésion sociale, lieu d’espérance qu’un jour nos doléances seront entendues. Nous faisons l’expérience qu’ensemble on est plus fort et que nous sommes capables de grandes choses.
Imaginons : Tu entres dans un espace, tout est noir ou très doucement éclairé avec quelques fauteuils, tu es bien… c’est silen-cieux, sauf que de temps en temps tu en-tends le bruit d’une goutte d’eau, comme un robinet qui goutte: L’EAU. C’est l’ouverture du parcours.
Puis tu découvres un autre espace, là, à mon avis il faut trouver quelque chose de hard, montrant que l’eau c’est rare, que cela se mérite, que pour certains il faut aller la cher-cher, la trouver. Alors pourquoi pas un es-pace tout blanc, éblouissant, brûlant même et le bruit d’une poulie qui tourne, le braiement d’un âne qui tire et des femmes qui attendent avec des bidons et l’outre qui remonte et l’eau qui coule dans les bidons et des rires et les femmes qui repartent vers là où elles sur-vivent grâce à l’eau à boire.
Et puis tu passes dans un autre espace, gris par exemple, et tu entends le tonnerre, la pluie qui tombe, qui ruisselle, qui envahit, qui inonde, qui vit, qui fait vivre : l’eau à pleuvoir.
Un autre espace : le bruit de rameurs, le floc floc des spatules qui accrochent la surface lisse d’un canal ou d’un lac et le souffle des rameurs, le moteur d’une péniche, celui d’une écluse : l’eau pour se mouvoir.
Et la promenade continue, une autre pièce : on pleure, un homme, une femme ou un enfant mais pas un nouveau-né, ce ne sont pas des pleurs hystériques, non, la personne offre son eau à un autre, comme Muhab Dib dans DUNE : l’eau à émouvoir. Le but, c’est de faire ressentir des larmes de joie, de bon-heur.
Et la promenade se poursuit vers l’eau à voir, ce serait bien que cela continue uniquement par l’ouie, par exemple le bruit grandiose d’une chute d’eau, mais ça peut devenir vi-suel, voire spectaculaire, qu’on se retrouve au cœur des chutes du Niagara ou du Zambèze.
Chaque espace est d’une couleur différente et on ne sait jamais ce qu’on va découvrir au fur et à mesure qu’on avance. Tout cela peut être situé sur la place du Palais de Justice ou le long d’un parcours, par exemple le long des canaux.
Je sais c’est furieusement premier degré, mais peut-être que pas trop sophistiqué, c’est plus facile à faire passer.
Et on doit pouvoir trouver des images et des sons !!!